Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 12:58

Marie N'Diaye et son compagnon Jean-Yves Cendrey ont quitté la Gironde pour s'installer à Berlin peu après l'élection présidentielle de 2007. Ce déménagement est dû en partie à l'avènement de Sarkozy. Le prix Goncourt 2009 trouve Nicolas Sarkozy monstrueux et Brice Hortefeux aussi. Elle le dit. Elle le maintient. Elle a raison.
Le paltoquet Eric Raoult, député UMP, ne l'entend pas de cette oreille et invente pour le prix Goncourt un devoir de réserve au prétexte qu'elle représente la littérature hexagonale. Il écrit à Frédéric Mitterrand pour lui demander de prendre des mesures... Lesquelles, monsieur le flicaillon ? Transmettre le dossier de la lauréate à l'autre Eric, le Besson ? Lui retirer son prix ? Exiger des excuses publiques voire une autocritique comme cela se fait en Chine où le Parti Communiste Chinois fait l'admiration du jean-foutre mielleux Xavier Bertrand ?
Messieurs les censeurs glaireux, vous donnez la nausée à tous les amoureux des arts et des lettres. Retournez donc à votre niche et rongez ensemble l'os du ridicule en espérant qu'il vous tue.
Et vive Marie N'Diaye et ses femmes puissantes. Continuez, Madame, à nous enchanter de votre verbe flamboyant. Continuez à résister pour nous et avec nous contre la connerie abyssale de tous les paltoquets qui veulent gouverner jusqu'à nos âmes éperdues de mélancolie !

Publié dans : Roquettes
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Commentaires

DEVOIR DE RESERVE A TOUS LES ETAGES AIJOURD HUI, quelle bêtise : Ne se regardent que dans des miroirs déformants ces gens-là. Où va la liberté ?
Commentaire n°1 posté par brigitte giraud le 11/11/2009 à 13h49
Je voudrais pas faire de racisme anti sale gueule, mais si on met la photo du  misérable Raoult à côté de la lumineuse Ndaye, c'est à lui qu'on a envie de demander des excuses pour présenter une trogne aussi peu avenante. A un certain niveau, on en est responsable non ?
Commentaire n°2 posté par Zoë le 11/11/2009 à 17h00
"Qu'est devenue la France terre d'accueil ?
 Avec mes amis étrangers, je suis beaucoup moins fier d'être français !
Commentaire n°3 posté par Marmiche le 11/11/2009 à 18h20
Devoir de réserve pour une écrivaine ? Mais quel con !
Commentaire n°4 posté par Anna de Sandre le 11/11/2009 à 20h55
Il n'y a pas de hiérarchie chez les écrivains, Eric Raoult le sait-il?
Commentaire n°5 posté par laurent le 11/11/2009 à 22h27
Sur cette "affaire", je n'ai pas tout à fait écrit la même chose que vous chez moi. Toutefois, ce rappel à l'endroit de Raoult et de son désormais fameux devoir de réserve : NDiaye n'est pas députée.
Commentaire n°6 posté par Chr. Borhen le 13/11/2009 à 10h28

Ce député est-il en manque qui lui faille faire parler de lui à tout prix ?
Je n'achète pas souvent les livres primés mais celui-là, mon fils me l'offre pour Noël ! 

Commentaire n°7 posté par marie-claude le 13/11/2009 à 16h38
Vu seulement à l'instant votre article dont je partage entièrement l'analyse et l'expression.

Eric Raoult est un symptôme du retour de "la France moisie" décrite il y a quelques années par Philippe Sollers (voir aussi l'article, aujourd'hui dans "Le Monde", de Christian Salmon).

Ce sont des voix comme celle de Marie NDiaye qui sonnent le tocsin et ouvrent les yeux de ceux qui prennent les propos des Raoult, Besson, Hortefeux et consorts pour de petits "dérapages" ou des lapsus innocents.

La liberté intellectuelle ou sociale ne se découpe pas en rondelles de saucisson selon l'humeur des parvenus au pouvoir.

Notre devoir n'a aucune réserve : notre désir est de lutter contre ce rabougrissement de la pensée uniformisée et imposée (sous prétexte d'une pseudo "identité nationale").

Les écrivains, les intellectuels, tous ceux qui ont une certaine conscience des enjeux politiques ne peuvent laisser agir ainsi, dans l'imbécilité impunie ou la couardise récompensée par un poste ministériel, ceux qui nous gouvernent - notamment depuis mai 2007 - sous le joug du mépris, de l'injustice et de la bave mentale.
Commentaire n°8 posté par Dominique Hasselmann le 14/11/2009 à 17h39

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