Un ministre de la République, baron d'Arc de la Xaviérie du Périgord, se prend pour le Fouché du XXIème siècle. Ses mouches à lui ne sont pas des saute-ruisseaux
loqueteux mais des informaticiens en costard qui espionneront bientôt tout ce que les enseignants écrivent sur leurs blogs. Deux cent vingt mille euros offerts à n'importe quelle société privée qui
voudra bien se lancer dans cette vaste opération de censure ! Une régression considérable du droit à l'expression libre ! Ce n'est pas encore la dictature mais nous en prenons le chemin. Alors que
les chevaliers de la gauche sont défaits, que la dame en bleu rappe la fra-ter-ni-té, les troupes du Hongrois à talonnettes rivalisent de cynisme et de brutalité. Triste spectacle de la pensée en
déroute, enterrée même par ceux qui devraient la servir. Les intellectuels restent tapis dans leurs mangeoires dorées, les économistes chantent que tout va bien madame la présidente et le peuple
souffre un peu plus chaque jour. Les Français les plus résignés se verront-ils récompensés d'une médaille en chocolat par le baron d'Arc ? Cependant que ses sbires électroniques traqueront sur la
toile la poésie qui est une arme chargée de futur ? Plus que jamais, la nécessité d'entrer en résistance s'impose. Nos mots, tôt ou tard, sauront triompher de la médiocrité qui nous gouverne
!