Jeudi 25 septembre 2008

 

La certitude de la mort devrait nous conduire à une philosophie de la légèreté. Non pas légèreté au sens de superficialité fataliste, mais légèreté qui permettrait de se déprendre de soi et du monde. De même, il ne s'agirait pas d'atteindre une hypothétique sagesse semeuse de tourments mais bien, en toute quiétude, d'observer les agencements du soi et du monde, loin des dichotomies que pourfendait Nietzsche, comme celle du bien et du mal. Il faudrait aussi s'affranchir des signes trompeurs de la Modernité, cette idée fausse, ce leurre destiné à plier les masses sous le joug de la tradition la plus rance. Voilà qui est beaucoup demander aux esprits fragiles que nous sommes, occupés trop souvent aux angoisses des émotions. Je crois cependant qu'un effort de légèreté saurait nous conduire sur le chemin de la liberté.

publié dans : Ici le monde
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Commentaires

... eh oui Dominque ... l'âge nous confère la maturité nécessaire à appréhender la vie avec plus de légèreté/sérénité. C'est nécessaire poursoi et aussi pour donner l'exemple ... attelons-nous y donc ! bises
Commentaire n° 1 posté par sylvie lauzel le 25/09/2008 à 14h29

Passer toutes choses au tamis de la parole pour exister. Ces sont là des questions fondamentales que tu soulèves, et depuis des lunes, l'homme s'échine à résister aux trivialités de l'existence et à son absurdité. Si on pouvait, naturellement, traduire nos tourments en douceur... les philosophes n'auraient peut-être jamais écrit, ou ils auraient inventé une philosophie de la porte ouverte. Les portes ouvertes m'angoissent. Est-ce mauvais signe ? 

Commentaire n° 2 posté par brigitte giraud le 25/09/2008 à 15h48
N'est ce pas la quête d'une certaine spiritualité ! se déprendre de soi, faire l'effort de légéreté devant la certitude de la mort... entre le rêve et la réalité, l'idéal et le quotidien, j'aimerais tant.
Commentaire n° 3 posté par Isabelle le 25/09/2008 à 22h19
j'ai exprimé ta pensée l'autre jour dans "La bonne humeur" .
Commentaire n° 4 posté par marie-claude leloire le 25/09/2008 à 23h43
Je ne suis pas d'accord. La vie nous donne plus de légèreté, la mort, elle, nous mène vers une insoutenable légèreté (sic). Nous savons que nous allons mourir et alors, quelle importance? Sans nier cette mort, il faudrait penser à notre vie, à la vivre, en jouir, dire un oui à la vie, Amor Fati. Vivre ses émotions, les construire etc. Penser constamment à la mort rend nos émotions anarchiques, et ça, c'est une barrière à la vie.
Commentaire n° 5 posté par Inactuel le 27/09/2008 à 15h07
la gravité
et la légèreté
se rejoignent.
au plus profond de nous même
au point ultime,
alors se dégage la notion du léger.
Ces jours ci j'y étais confrontée
je parle de délivrance
et de  retrouver  la paix.
j'ajouterai, ce n'est pas un adieu
mais un au revoir.                                          Jackie
Commentaire n° 6 posté par JACKIE le 01/10/2008 à 11h28
Voilà pourquoi tu as parlé de légéreté. je comprends mieux. :o)
Et je suis d'accord.
Commentaire n° 7 posté par caro_carito le 01/10/2008 à 16h34
Balayer quotidiennement le seuil de sa porte dessine l'ébauche d'une certaine légèreté.
Commentaire n° 8 posté par Océania le 06/10/2008 à 09h29

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