La justice française vient d'annuler un mariage suite à la plainte déposée par l'époux : la mariée n'était pas
vierge. Cette affaire est grave à plus d'un titre. La sexualité des femmes n'est pas codifiée par le droit français. Elle relève de la seule sphère privée. Ce précédent conduira à d'autres dépôts
de plainte semblables de la part de la communauté musulmane et il est à craindre que pour faire respecter leurs us, d'autres communautés iront jusqu'à ester. Convoquera-t-on un jour au tribunal
un individu "coupable" de n'avoir pas honoré son Dieu ? Ce fait divers inquiète Elisabeth Badinter qui voit là une régression de plusieurs siècles. Les femmes, comme toujours, sont les premières
victimes. Mais le fléau de la justice ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Nous tomberons tous un jour ou l'autre sous son couperet. Cette décision illégale doit être immédiatement invalidée par
les plus hautes instances de la magistrature et de l'Etat.