Mardi 20 mai 2008

Le passage d'Olivier Besancenot chez Michel Drucker a inspiré François Caviglioli dans le Nouvel Observateur du 15-21 mai. Il a brossé un portrait très bien écrit du leader de la LCR mais tout à fait déplaisant. La caricature st si lourde, le mépris tellement évident ! Selon notre plumitif, Olivier Besancenot serait un personnage échappé d'un roman de Marcel Aymé ou d'un film de Marcel Carné, en goguette à la guinguette... Un attardé quoi, un nostalgique de la lampe à huile qui ne sait pas vivre dans son temps.De plus, il ne serait nullement facteur mais jouerait au facteur pour faire popu. Au passage, Jean Ferrat se fait traiter de Tino Rossi rouge ! Je condamnerais volontiers ce  diavolo de Caviglioli à gagner pendant deux mois un salaire de postier, distribution de courrier à l'appui et de préférence en hiver. Il en rabattrait, c'est sûr, de sa morgue ! Mais ce n'est pas tout. L'illustrissime homme de piges en rajoute une louche dans la mangeoire à bobos. Besancenot serait un mecton heureux dans son coinceteau hexagonal et c'est pour ça qu'il n'aurait pas davantage de succès. Eh oui ! C'est bien connu. Un défenseur des classes populaires, outre qu'il pêche par utopie, doit en chier des ronds de chapeau tous les jours. Monsieur Caviglioli n'est pas un utopiste lui, mais un réaliste qui a compris les lois mondiales du marché souverain. Il est surtout, à mon sens, l'expression parfaite du parfumeur de tabouret.

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Commentaires

je suis chaque jour plus satisfaite d'avoir viré mon abonnement au nouvel obs...
Commentaire n° 1 posté par Louise le 21/05/2008 à 13h30
J'ai beaucoup d'estime pour Olivier Besancenot, et j'ai aussi lu l'article du Nouvel Observateur. Mais je ne serais pas aussi catégorique que vous. Il ne fallait pas s'attendre à ce que ce journal encense Besancenot. Il y a toujours eu au Nouvel obs comme dans une part importante de la gauche sociale de l'anti communisme primaire.
Mais par rapport à la haine qui peut être déversée ici où là sur les leaders d'extrême-gauche, j'ai trouvé l'article sobre. Comme si sur le fond les arguments manquaient au journaliste.
Mais au-delà du contenu de l'article, l'important est que le Nouvel obs est consacré autant de page sur Besancenot. Cette nouvelle visibilité peut à terme se retrouver dans les luttes.
Commentaire n° 2 posté par leunamme le 21/05/2008 à 13h51

un parfumeur de tabouret, très jolie méthaphore mais un parfumeur de tabouret de chiottes qui puent alors.

Commentaire n° 3 posté par blabla le 21/05/2008 à 15h38
je n'ai pas vu l'émission de Drucker, je n'ai pas lu l'article de caviglioli, mais j'ai beaucoup de sympathie pour Olivier Besancenot . J'aime tout qui veut rendre du pouvoir au peuple à défaut d'être capable de lui en donner la totalité !
Commentaire n° 4 posté par Leloire Marie-Claude le 21/05/2008 à 23h06
Son salaire de postier c'est son argent de poche... en plus il ne travaille qu'à mi-temps. C'est madame Besancenot qui rapporte la paie, une jolie paie de 10.000 euros par mois comme directrice dans une maison d'édition... Ce qui permet au "damné de la terre" de vivre dans un luxueux appartement où, l'ingrat, il n'héberge aucun sans-papier malien.
Commentaire n° 5 posté par Enzo le 22/05/2008 à 09h55
L'article de l'Obs est pondéré et très incisif. Très juste sur l'analyse. O. Besancenot est un révolutionnaire de pacotille parasite d'un système qui le tolère et sans lequel il ne serait rien. C'est le type parfait d'intégration sociale réussie: bon travail, bons revenus, bonne famille, bonnes perspectives de carrière... Je connais bien ses amis de la LCR, qui manient la mauvaise foi et la provocation, apportant aux faibles des solutions qui n'en sont pas. Hé, Dominique, sais tu que pour le bel Olivier, tu as volé ta maison ? Il t'obligera à la rendre comme il rendra son appartement parisien le Grand Soir... Son idéal n'a pas d'avenir sauf celui d'exciter les insatisfaits.  Désolé.
Commentaire n° 6 posté par dauphin le 23/05/2008 à 07h38
La politique me déprime, Drucker me déprime, Besancenot me déprime… mais j’aime ta façon fustiger untel ou tel autre, c’est du grand art.
Commentaire n° 7 posté par Nikolas Kargul le 23/05/2008 à 09h10
Hum ! Dauphin, ce nom me dit quelque chose. Si tu es la personne à qui je pense, je comprends ton commentaire. Tu es dans ton groupe d'appartenance, celui des chefs d'entreprise de haut niveau, réaliste forcément réaliste, au point d'évacuer d'un geste péremptoire toute solution alternative. Cela te permet de dormir tranquille. Ce n'est pas si mal.
Commentaire n° 8 posté par dominique boudou le 23/05/2008 à 21h43
Je cotoie chaque semaine des militants de son parti. Ils n'aident pas les plus faibles, bien au contraire. Tu me classes un peu vite dans une catégorie qui t'arrange en oubliant d'ou je viens. Crois-tu que le passé s'oublie aussi simplement ? Tu ne réponds pas sur le fond : soutiens tu VRAIMENT l'idée de la révolution trotskyste à la Besancenot ? Sérieusement ? Ou trouves-tu ce personnage sympathique parce qu'il pose de bonnes questions ? Le problème est contenu dans ses réponses. Cela me fait penser à ce médecin qui aurait un diagnostic  parfaitement juste et qui  donnerait des traitements farfelus. Te ferais-tu soigner par un tel zèbre ?
Commentaire n° 9 posté par dauphin le 23/05/2008 à 22h09
Les entichement de M. Boudou pour le petit facteur de Neuilly fait froid dans le dos mais ne fait que confirmer mes théories.

La gauche n'a pas changé (pourquoi changerait-elle ?) et elle est prête à recommencer ce qu'elle a toujours fait : goulag, camps de la mort... Et quand à nouveau des millions de personnes auront été tuées, elle reviendra une fois encore la bouche en coeur en disant "ah ben on a été trompé..."

Un grand penseur, je ne sais plus si c'est Nietzche ou Lebon, disait que les socialistes étaient des malades. Je crains que l'on ait là une cruelle lucidité.

C'est dans ces moments que l'on pense aux dernières paroles de la crapule Toutkhatchevski liquidé par la crapule Staline : "liquidez-le avant qu'il ne vous liquide..."
Commentaire n° 10 posté par Enzo le 23/05/2008 à 22h49
Non, Dauphin, je n'oublie pas d'où tu viens et je sais que tu as travaillé dur pour devenir ce que tu es. Je sais aussi que tu tiens compte des hommes dans ta façon de diriger. Quant aux remèdes proposés par Besancenot, il y a des pistes à explorer. Tu verras, un jour, les théoriciens de la décroissance seront écoutés, même si aujourd'hui on ne peut pas la mettre en oeuvre. Souviens-toi, il y a trente ans, on prenait les écolos pour des farfelus. Maintenant, même des gouvernements de droite prennent en compte une partie de leurs idées.
Commentaire n° 11 posté par dominique boudou le 24/05/2008 à 09h17
C'est fou ce que ces gens se réclamant d'un parti autoproclamant sa modernité - où en sont les preuves ?! - peuvent s'en tenir encore à des représentations parfaitement obsolètes.
Il est vrai que tout va si bien, et que ce monde néolibéral répand un tel bonheur qu'il est inutile de penser à le changer, n'est-ce pas ?...
Commentaire n° 12 posté par martin le 24/05/2008 à 12h09
L'autre abruti qui se fait appeler Enzo pollue encore ton site. Je ne souhaite pas être lu par ce pauvre connard. Je me tire donc.

P.S. : il est étonnant que ce chancre qui te vomit ne se soit pas encore décroché... Non seulement il est parano (on le voit) mais aussi maso (on le déduit) Nous présentons nos très sincères condoléances à son épouse, à sa descendance et aucune félicitation à son psychiatre (il est nul)
Commentaire n° 13 posté par dauphin le 24/05/2008 à 13h44

Décidément, plus je lis les bien-pensant à la Dauphin et plus je me dis que j'avais sous-estimé la pertinence de  Nietzsche...

Commentaire n° 14 posté par Enzo le 24/05/2008 à 23h48
Ah, Besancenot en personnage de Marcel Aymé, l'idée n'est pourtant pas déplaisante ! Pour cette idée-là, je pourrais pardonner quelques pages au Nouvel Obs. Il en a tellement à se faire pardonner, ces derniers temps.
Et, pendant que j'y suis, quelques autres pages absoutes de  pour Ferrat en Tino Rossi rouge.
Commentaire n° 15 posté par Georges F. le 26/05/2008 à 10h57
Besancenot chez Drucker,Francois je partage une partie de tes jugements,on peut douter des motifs qui fondent la qualité de facteur de notre revolutionnaire.Souvenons nous des Maos chez Renault.ceci étant sen prendre à Ferrat:Tino rossi rouge!réecoute Ferrat chante Aragon.
Commentaire n° 16 posté par Riganelli le 02/06/2008 à 17h02

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