Dimanche 4 mai 2008

Alessandra Nicolaïev est une femme bien singulière. Silhouette fragile au teint de porcelaine où rougeoie parfois une mèche envolée, on la prendrait volontiers pour une beauté de papier. Mais son mystère s'impose dès les premières pages de La Grande Eclaire et ne lâche le lecteur qu'à la toute fin, porteur d'un espoir à ne plus tenir debout. Sachs Given, peintre abstrait, succombe à la fascination de la belle dont les cauchemars retentissent de déchirantes phrases en russe. Où Alessandra puise-t-elle son énergie pour voir plus loin que les voyants alors qu'elle est aveugle ? Comment réussit-elle à deviner sans jamais se tromper les numéros qui vont sortir à la roulette ? Et quelle est, soudain, cette menaçante agitation autour d'elle ? De l'autre côté de l'océan en Californie, un vieux physicien aux visions révolutionnaires qui intéressent jusqu'à la Défense nucléaire cherche aussi à la rencontrer. Un tsunami se prépare...
Le lecteur retrouvera sous la plume de Virginie Langlois cette poésie capable de lenteur et, quand le récit l'exige, de fulgurantes accélérations séquencées comme des plans cinématographiques. Avec La Grande Eclaire, l'auteur réussit un mélange étonnant-détonnant où les considérations sur l'art abstrait de Kandinsky et les paradoxes temporels de la théorie des cordes ouvrent ensemble un nouveau chemin à l'humanité. Demain, peut-être, par la seule force de notre conscience, nous façonnerons une autre dimension du réel.
Comme Les Sabliers du Temps, La Grande Eclaire de Virginie Langlois est publiée chez Actes Sud

publié dans : Livraisons
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Commentaires

Merci, je vais le lire. La théorie des cordes ça m'intéresse. J'espère qu'elle écrit aussi bien que tu parles de son bouquin :o)
Commentaire n° 1 posté par Loïs de Murphy le 04/05/2008 à 16h02
"Les sabliers du temps" est un texte qui m'a fascinée par sa profondeur et la poésie de son écriture. Tout ce qui dépasse le récit et que le lecteur tricote avec les mots incarnés dans les paysages et l'histoire. L'esprit descend dans les corps fragiles comme des dunes de sable. 
Je lirai bientôt celui-là. C'est certain. 
Commentaire n° 2 posté par brigitte giraud le 04/05/2008 à 23h55
deux fois en peu de temps que je lis du bien sur cette auteure, je surligne donc!
Commentaire n° 3 posté par cathulu le 06/05/2008 à 06h59
à rajouter dans ma liste pour les vacances .
Commentaire n° 4 posté par Leloire Marie-Claude le 06/05/2008 à 23h22

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