Samedi 3 mai 2008

Lors d'un dîner entre amis, la présence de James Cortes Tique. Il nous dresse un tableau émouvant et précis de la situation en Colombie. Il n'est pas pour les Farc. Mais il dit l'abjection du régime d'Alvaro Uribe. Et la peur au fil des jours. La peur de la délinquance commune, la peur des militaires et des para-militaires, la peur dans les bastilles tenues par les narco-trafiquants. La télévision nationale n'en parle pas. Les journaux n'en parlent pas. Puis la conversation roule sur la littérature. James Cortes Tique évoque sa vision de l'acte d'écrire : " Il faut de la naïveté pour écrire, beaucoup de naïveté, car elle permet l'impudeur". Je rapproche cette phrase de ce que disait Dali à propos de Lorca. Il disait qu'il n'était pas intelligent, que son intelligence était un morceau de charbon à l'état brut et que, justement, le chemin de la poésie se trouvait là.

 

publié dans : Ici le monde
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Commentaires

La bonne amie de mon patron est colombienne, elle considère Uribe comme un pantin de Washington, ce qui est vrai, mais il doit être implacable pour éradiquer la lèpre rouge qui contamine la société, soutenue par deux pays voisin, dont un, le Venezuela, dirigé par un fanfaron mégalomane qui rêve d'une guerre de prestige contre un voisin mal en point.

Uribe, c'est comme Pinochet, Franco, Hindenburg, Le Pen ou Reagan. Ce n'est pas glamour mais ça évite le pire...
Commentaire n° 1 posté par Enzo le 03/05/2008 à 14h29

Belle phrase en effet. Sans lien avec son avis sur le régime colombien. Il est pourri peut-être, mais ça ne justifie pas la dictature que font régner les farc. La justice ne demande jamais d'être défendue par l'injustice et la barbarie. Camus exprime ça très bien dans "l'homme revolté". Si on est contre, c'est complètement, ça ne peut pas être un petit peu. Acceptable ou inacceptable ? Inacceptable.

Commentaire n° 2 posté par brigitte giraud le 03/05/2008 à 22h27
Il est beau de contempler un morceau de charbon à l'état brut, le noir soutenu s'irise de bleu aux rayons de lumière ...et brille de mille feux qu'il allume pour chauffer nos corps attiédis ... Mais l'énergie ainsi produite se convoite par des coeurs avides et réveille les tyrans qui de Colombie à chez nous polluent la candeur de ceux qui osent encore rêver ...
Commentaire n° 3 posté par Leloire Marie-Claude le 04/05/2008 à 14h58

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