Les écrivains ne sont pas nombreux au Panthéon et les poètes en sont absents. Aimé Césaire trouverait tout à fait sa place à côté de Malraux, Dumas, Hugo ou Zola. Le voisinage de l'abbé Grégoire qui abolit l'esclavage en 1794, (hélas rétabli par Bonaparte en 1802) lui conviendrait. Mais, tout de même, le bâtiment de la rue Soufflot n'est-il pas un peu austère ? Alors qu'il fait bon vivre en Martinique et que la nature y flamboie ! Et puis, si on panthéonise Césaire pour faire un coup politique, enterrons-y en même temps Germaine Tillion. Elle le mérite aussi. On profiterait de l'occasion pour y transporter les cendres de René Char, de Baudelaire, de Rimbaud. Billevesées que tout ce battage ! Laissons Aimé Césaire parmi les siens, dans son cimetière marin. Et faisons connaître sa poésie. C'est comme ça qu'il restera vivant. (L'image qui suit est de congopage.com)