Jeudi 1 mai 2008

Voici Destruction of the father de Louise Bourgeois. Image importée du blog Lunettes rouges sur le site du Monde.

publié dans : Livraisons
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 1 mai 2008

Louise Bourgeois expose à Beaubourg jusqu'au 2 juin. Une immense rétrospective de son oeuvre de 1938 à 2007. Qu'il soit peint, dessiné, gravé, sculpté, cet oeuvre est toujours en prise avec l'inconscient et la tourbe du désir, la violence du corps et du sexe. L'image présentée, (www.telegraph.co.uk), s'intitule Seven in bed et date de 2001. Ces étreintes de tissus bourrés de charpie se décousent aux entournures. Le spectre de la désagrégation nous rappelle à notre éphémère condition d'être en puissance d'amour. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette créatrice quasi centenaire, consultez aussi le site www.centrepompidou.fr

Pas moyen de transférer l'image.

publié dans : Baz'arts
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 29 avril 2008
publié dans : Baz'arts
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 29 avril 2008

Jusqu'au 7 juillet, le Flamand Jan Fabre dépose ce qui le hante aux pieds de ses ancêtres Van Eyck, Rubens et autres torturés de la mort. L'exposition s'intitule "L'ange de la métamorphose". Elle commence par l'artiste qui se vide de lui-même en scrutant un tableau dont on ne sait rien. Spectacle saisissant de bout en bout. Des milliers de scarabées recouvrent des corps, des morceaux de viande ou des rotondités comme Le bousier. La corruption des chairs suspendue à son esse grouillante, prélude à la poussière. Ailleurs, des hommes recouverts de punaises aux pointes érectiles, ou, encore, des robes épousant les formes perdues de celles qui les ont portées, cousues de fragments osseux. Et puis, bien sûr, ces 450 pierres tombales disposées comme une profanation, parmi lesquelles serpente un immense vers de terre dont la tête est celle de l'artiste. "Je veux sortir ma tête du noeud coulant de l'histoire", dit-il. Mais existe-t-il une échappatoire ? Non, bien sûr ! C'est pour cela qu'on ne sort pas indemne de cette exposition. C'est pour cela que, jusqu'à son dernier souffle, l'humanité n'en finira pas de créer. De se forger des fantasmes ravageurs. Jan Fabre élève lui-même les scarabées qui en constituent le matériau. Des dizaines de milliers d'insectes sombres ou lumineux pour ne pas basculer

. Pas encore. Pas tout à fait. Il faut du temps pour se vider totalement de soi-même, s'il reste quelque chose à regarder là-bas, tout là-bas...
publié dans : Baz'arts
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Lundi 28 avril 2008

Dans Le Dieu du carnage, Yasmina Reza est au théâtre ce que Gavalda est au roman : une bonne cuisinière dont la tambouille est comestible partout, ni trop salée ni trop sucrée, à point pour les lardons et les vieilles croûtes.
Sur fond de mur craquelé, cette comédie parfois un peu cynique met en scène deux couples qui ont à régler un différend. Le fils de l'un a sévèrement battu le fils de l'autre, des dents en moins, séjour à l'hosto. La confrontation démarre aimablement mais le téléphone portable du père de l'agresseur sonne et sonne encore. La conversation sur les enfants est caviardée par des considérations avocassières sur les intérêts financiers d'un laboratoire pharmaceutique sans vergogne. De pilule amère en pilule amère les deux couples finissent par s'entre-déchirer fort méchamment, avec intervention répétée d'une bassine en plastique et d'un séchoir à cheveux...
Soyons honnêtes. La pièce de Yasmina Reza, mise en scène par elle-même au magnifique théâtre Antoine, permet de passer un bon moment. On comprend tout tout de suite et on rigole bien. Mais heureusement qu'il y a la présence d'Isabelle Huppert. La justesse et la simplicité de son jeu, la singularité de sa voix. Les trois autres comédiens sont excellents mais le public se déplace pour la tête d'affiche. Laquelle dit, humblement : " Un rôle, c'est comme une trace finalement ; c'est pas vraiment la personne mais c'est la trace de la personne".
La pièce est jouée aussi en mai. Allez-y en famille et visitez par la même occasion le théâtre Antoine qui date de 1887. Vous y croiserez les fantômes de Pierre Brasseur, de Louis Jouvet, de Jean-Paul Sartre et de tant d'autres, dans un décor Art nouveau.

publié dans : Livraisons
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Mercredi 23 avril 2008

Il y a une éternité que je ne me suis pas attardé à Paris. Nous y montons, formule de provincial, pour trois jours. Nous logerons place Charles-Dullin, à côté du théâtre de l'Atelier où nous vîmes le merveilleux Maître de go de Kawabata interprété par le non moins merveilleux Michel Bouquet. Souvenirs... Nous ferons du tourisme de cultureux. Il y a cette étonnante exposition au Louvre, du jeune Flamand Jan Fabre, parmi ses illustres prédecesseurs. Une installation, avec des pierres tombales brisées, notamment. C'est une nouveauté pour le Louvre de confronter le patrimoine à la modernité d'aujourd'hui. Et puis nous irons à Beaubourg retrouver l'univers torturé de Louise Bourgeois. Un soir, nous aurons rendez-vous avec Isabelle Huppert dans une pièce de Yasmina Reza. Il nous restera du temps aussi, pour flâner comme on flâne dans une ville qu'on connaît mal. Il ne serait pas étonnant que nous poussions, c'est notre vice faut-il croire, la porte d'une librairie ou deux. Enfin, bref, j'aurai bien à mon retour quelques bricoles à vous raconter, anodines ou spectaculaires. Et puis, je vous le promets, si je croise le président du CAC40, je me transforme en Zidane. Mais non, j'ai que de la gueule et je n'errerai pas dans son quartier. A lundi !

publié dans : Ici le monde
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008
Je ne sais pas                                                                                                             
Cette lumière-là                                                                                                          
Dans la trouée où va ton visage                                                                                   
Parmi quoi                                                                                                                 
Des nuages peut-être                                                                                                  
Qui ont des moutonnements                                                                                        
D'herbe sale                                                                                                               
Et d'où vient que tu chantes encore                                                                             
Si ton coeur perle sur la rosée                                                                                      
Des matins sans marcher                                                                                             
Je ne sais pas                                                                                                             
Grandir avec ton mystère                                                                                            
Qui terrasse en moi l'enfant perdu                                                                                
                                                                                                                                
                                                                                                                               
publié dans : Poèmes pauvres
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Dimanche 20 avril 2008

Les écrivains ne sont pas nombreux au Panthéon et les poètes en sont absents. Aimé Césaire trouverait tout à fait sa place à côté de Malraux, Dumas, Hugo ou Zola. Le voisinage de l'abbé Grégoire qui abolit l'esclavage en 1794, (hélas rétabli par Bonaparte en 1802) lui conviendrait. Mais, tout de même, le bâtiment de la rue Soufflot n'est-il pas un peu austère ? Alors qu'il fait bon vivre en Martinique et que la nature y flamboie ! Et puis, si on panthéonise Césaire pour faire un coup politique, enterrons-y en même temps Germaine Tillion. Elle le mérite aussi. On profiterait de l'occasion pour y transporter les cendres de René Char, de Baudelaire, de Rimbaud. Billevesées que tout ce battage ! Laissons Aimé Césaire parmi les siens, dans son cimetière marin. Et faisons connaître sa poésie. C'est comme ça qu'il restera vivant. (L'image qui suit est de congopage.com)

publié dans : Ici le monde
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Samedi 19 avril 2008

Didier Periz, plus sensible aux porcs qui vont dans les champs qu'aux gorets décrottant dans nos cités, nous offre cette image pastorale que je vous laisse  apprécier. Connaissant votre imagination, je ne doute pas que vous saisirez leurs conciliabules.

     
publié dans : Ici le monde
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Jeudi 17 avril 2008

Nous connaissons l'usage que font nos gloires nationales de la langue de bois. Le landernau politique la manie admirablement. Le microcosme médiatique n'est pas en reste. Normal puisque le landernau et le microcosme voguent en eaux troubles sur le même bateau. Mais le monde devient de plus en plus brutal. Le bois durci à la seule mauvaise foi ne fait plus l'affaire. Le cynisme n'y trouve pas son compte. Désormais, c'est la langue de porc qui est servie sur tous les plateaux. Porcine la langue de Roselyne Bachelot quand elle affirme mordicus qu'on ne touchera pas au remboursement des lunettes par la sécu. Porcine encore la langue de Nadine Morano qui dit que les allocs ne vont pas baisser alors qu'une addition toute simple démontre le contraire. Nous avons donc un gouvernement de porcs. Un gouvernement de porcs qui prend les gens du peuple pour des veaux. Qu'est-ce que ça va donner, cette guerre entre les porcs et les veaux ? Et si des chiens venaient à s'en mêler ? Il n'en manque pas, vous savez ! Curieuse ménagerie qu'une société aux abois, n'est-ce pas ! Tenez, moi qui suis plutôt ours, je rentre dans ma tanière avec mes abeilles. Le premier porc qui passe à ma portée, je lâche mes dards.

publié dans : Roquettes
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus