Je voulais vous parler de la tyrannie de ma bibliothèque et voilà qu'un sondage épouvantable de l'IFOP me fait changer de sujet.
- 80 % des Français sont pour le retrait de la nationalité française aux délinquants récidivistes dont 62 % des sympathisants de la gauche.
- 55 % des Français sont pour la condamnation à deux ans de prison des parents dont les enfants délinquent et redélinquent.
- 79 % des Français sont pour le démantèlement des camps de Roms dont 60 % des sympathisants de la gauche.
- 67 % des Français sont pour l'installation de 60 000 caméras de surveillance d'ici à 2012.
Autre sujet : Le blog gicerilla.hautetfort.com lance un appel pour sauver l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani condamnée à être pendue pour adultère. Elle a déjà reçu 99 coups de fouet pour ce "crime".
Je vois, hélas, un lien trop évident entre le sondage de l'IFOP et la condamnation barbare de l'Iranienne. Prenons les 80 % des Français qui sont pour la déchéance de la nationalité. Imaginons que la situation se tende à l'extrême dans les communautés de citoyens issus de l'immigration et posons-leur la question qui suit, à laquelle ils pourront répondre sous pli cacheté pour préserver leur anonymat :
ETES-VOUS POUR LA TORTURE ET LA PEINE DE MORT POUR PUNIR LES CRIMES LES PLUS GRAVES ?
Combien de Français répondraient oui, et, parmi eux, combien d'électeurs de gauche ?
Vous voulez mon sentiment ? Ces Français-là me font honte et me dégoûtent. Abjects, ils seraient les premiers à basculer dans la barbarie...
PS : Allez sur le blog gicerilla.hautetfort.com et lisez son appel. Merci.
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labeur avec Janine. Quatre-vingts hectares à labourer, semer, récolter, vendre. Toute une vie de glèbe reprise aujourd'hui par le
fils Pascal. Les tracteurs ont pris du poids. Les remorques ont délaissé le bois bleu charron. Les bottes de paille sont désormais des rouleaux qu'une machine mord entre ses dents. Mais il y a
dans ce hameau de La Ferrière à Pillac un parfum d'éternité. L'éternité des gestes simples penchés sur la terre. L'éternité des paraboles de pluie ou de chaleur qui égrènent le temps.
Lire, et puis
écrire, pour moi, j'ignore de quoi ça relève. Je n'aime pas lire. Je n'aime pas écrire. Nulle passion là-dedans. Mais une nécessité, pas un besoin, une nécessité. Je viens de passer trois
semaines sans lire un livre, because fatigue, et j'étais presque inquiet. Après j'ai retrouvé mon Simenon. La maison des sept jeunes filles. Faubourg. Toujours ce style qui me
fascine. Et puis j'ai un Mingarelli, L'année du soulèvement. Et puis des parents m'ont offert une introduction à Sénèque par Paul Veyne, du Dominique Sampiero, un essai sur les haïkus,
et Capitale de la douleur, et Les petits poèmes en prose. Il y a longtemps que je ne les ai pas relus.